Habiter le Monde en Poète

22 août 2017

Danger sur les Abeilles sauvages

Découvrir et protéger nos abeilles sauvages, Nicolas Vereecken

Editions Glénat, Coll. « Les Clés Nature »

Nos abeilles sauvages

Ingénieur en sciences agronomiques, et docteur en sciences biologiques, le belge Nicolas Vereecken est professeur d’agroécologie à l’Université libre de Bruxelles. En outre, il est photographe spécialisé dans la macrophotographie des abeilles sauvages. Ces dernières constituent son domaine de prédilection et l'ouvrage qu'il nous propose remplit à merveille son office, celui d'être un référentiel dans la connaissance des abeilles sauvages. Il rappelle que les abeilles sauvages sont à l'échelle planétaire victimes d'un déclin comparable à celui, bien connu maintenant, des abeilles domestiques. L'idée-force du livre n'est donc pas seulement de fournir aux lecteurs une information scientifique de qualité, mais aussi de le pousser à l'action. Une quarantaine de pages est consacrée à cette question : comment accueillir chez soi les abeilles sauvages ? Il développe à ce propos une riche réflexion à propos des ruches. En effet, nous apprenons que si l'abeille domestique vit en colonie, de nombreuses espèces d'abeilles sauvages nichent seules. Il y a ainsi des abeilles qui pondent dans des petits terriers, que l'on peut voir en bord de chemin ou dans les jardins (abeilles terricoles), des abeilles qui préfèrent investir des tiges creuses (abeilles caulicoles), d'autres encore qui adorent les coquilles d’escargots vides (abeilles hélicicoles). N'oublions pas aussi les abeilles tapissières, utilisant des feuilles de rosier ou des pétales de coquelicot pour tapisser leur nid, et les abeilles maçonnes, cimentant leur nid. On y trouve une foule de renseignements sur ce royaume, même si au passage, l'auteur déconstruit certaines affirmations, comme celle attribuée à Albert Einstein : « Si l'abeille disparaissait de la surface de la Terre, l'homme n'aurait pas plus de quatre années à vivre ». En fait, l'idée originelle fut formulée par Charles Darwin, et reprise ensuite par le prix Nobel de littérature Maurice Maeterlinck. Mais, l'essentiel n'est pas dans le fait de savoir si le grand physicien a bien dit cela (et il y a de nombreux indices qui indiquent le contraire), mais dans la prise de conscience qu'un péril menace ces insectes sauvages et fragiles. L'ouvrage est abondamment illustré de belles images qui montrent les abeilles dans leur environnement, dans les différentes phases de leur cycle de vie, et dans toute la diversité qui les caractérise. (Mohammed Taleb)

 

Parution : Avril 2017

Format : 175 x 248 mm

Nombre de pages : 192

Prix : 25 €

ISBN : 9782344021521


Une Imagination créatrice/artistique au service des abeilles

D'argile et d'Abeilles. Pour une apiculture douce, de Maurice Chaudière

Editions de Terran, Coll. « Alternatives Apicoles »

 

D'argile et d'Abeilles

L'auteur est né en 1928. Dans sa multiple vie, Maurice Chaudière est tour à tour, et le plus souvent en même temps, poète, philosophe, écrivain, arboriculteur et sculpteur. Il voue aux abeilles une vénération que ce livre atteste amplement. L'Apiculture Alternative qu'il développe depuis longtemps propose une ruche simple, ronde, extensible, à deux reines pour permettre de lutter sans traitement chimique contre certains troubles comme celui provoqué par les varroas, en terre productive, économe ou de manipulation rudimentaire. Avec ces mots, il nous apprend que cette ruche use de la nature (énergie solaire, argile) et produit de la nature (cire, gelée royale..). D'une façon plus générale, l'auteur part d'un constat, reconnu par tous : « La technologie moderne a sans doute fait de l’apiculture une entreprise florissante, mais l’abeille qui en est le moteur est restée ce qu’elle était, il y a des millénaires... Son rejet sauvage de toute domestication ne l’a pas pour autant affranchie de quelques avatars... Alors est-il encore décent, quand frémit l’hypothèse d’une fin annoncée, de faire de l’abeille le sujet de quelque dévotion ? Tel est pourtant le pari qui, d’épreuve en épreuve, cherche à gagner le cœur de ceux qui la respectent. » (p. 5)

Ecoutons-le également nous parler de cette parenté sensible nouée avec l'abeille : « Non loin du citronnier, l’argile sortie d’un puits que mon père avait creusé, s’offrait à ciel ouvert. Le soleil, quant à lui, loin de nous faire défaut, s’imposait comme un dieu, redoutable parfois : complice d’un sirocco, il pouvait dévaster en un jour ce qu’il avait flatté des années durant de sa générosité. Restait l’abeille, très tôt perçue comme l’avatar d’une autre divinité : Artémis, la jumelle d’Apollon, déesse imprévisible de la fécondité ; quoi d’étonnant que j’en vinsse à vénérer l’argile, Artémis et l’abeille en un même trophée ! Je me sentais tenu de rendre grâce à celle qui veillait à la diversité des espèces comme à leur identité la plus jalouse. Une telle façon de vivre, dans le commerce des abeilles et des dieux, me donnerait la liberté d’aimer ce qui ne m’aimait pas : une nature indifférente à mes émois. Simplement avais-je la certitude de lui appartenir, comme à celle qui m’avait porté : l’Algérie... ma Mère. »

 

Maurice Chaudière a également publié aux éditions de Terran La Forêt Fruitière (mai 2016), dans lequel il propose, outre une présentation des aspects techniques, une philosophie végétale autour de la greffe et du greffeur, afin de valoriser cet l'art de rendre productifs friches, landes, causses, garrigues et maquis

 

Voici la Table des matières de D'argile et d'Abeilles :

 

Avant-propos, l’abeille en question

Le sang des fleurs

L’incubation

L’Hélianthe

Aménagement de l’Hélianthe en ruche à pollen

De l’Hélianthe à l’Extensible

D’argile, de soleil et d’abeilles

Quand apparut Varroa jacobsoni

Essaimage provoqué sur l’Extensible

L’Hélianthe en pépinière

Comment peupler l’Extensible à partir d’un Langstroth

Récolte sur l’Extensible

Évolution des varroas au sein d’une colonie

Comment éliminer les varroas sur L’Extensible

Autres situations Philosophie du projet

Des murs d’abeilles

Autre aventure : un rucher pyramidal Une ruche cylindrique en terre

Annexes

Conférences et interventions

Grasse, « les abeilles sont au parfum ! »

Au Maroc, Projet d’une maison de l’abeille à Kermet Ben Salem

Voyage en Inde

En Algérie

Voyages successifs au Mexique

Au Chiapas

Découverte au Canada d’autres prédateurs redoutables

(Mohammed Taleb)

 

Parution : Mars 2014

Format : 176 x 198 mm

Nombre de pages : 112

Prix : 14,50 €

ISBN :97823598104486

 

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Eloge de l'Abeille sauvage

Les ruches de biodiversité. Pour que l'abeille retrouve sa nature sauvage..., de Bernard Bertrand

Editions de Terran, Coll. « Alternatives Apicoles »

 

Ruches de biodiversité

Bernard Bertrand se présente comme écrivain-paysan et photographe. Il est d'ailleurs le fondateur des Editions de Terran. Et ce livre témoigne qu'il a su nouer avec le monde abeilles une relation sensible. Disons que ce livre repose, consciemment ou non, sur une critique éthique, c'est-à-dire une critique qui se place sur le terrain des valeurs. De quoi s'agit-il au juste avec ces ruches de biodiversité dont l'auteur fait l'éloge dans son ouvrage jalonné de belles photographies ? Tout simplement d'établir une relation avec le vivant dans laquelle celui-ci est reconnu dans sa différence, dans son altérité, dans sa valeur intrinsèque. Habituellement, y compris lorsqu'elle se veut « biologique », l'apiculture entend tirer partie du fruit de l'activité des abeilles, avec des ruches créées dont la seule ambition est la récolte du miel. Certes, il vaut mieux que cette apiculture qui prélève sur les colonies son précieux liquide solaire et énergétique soit respectueuse de l'environnement (contrairement à un mode chimique, techno-industriel qui prend de l'ampleur à l'échelle du monde, malgré la disparition massive des abeilles). Mais, avec les ruches de biodiversité, le pari est différent. L'auteur écrit : « Nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter l’implantation d’une colonie d’abeilles dans notre jardin, sans pour autant vouloir en récolter le miel. Les ruches de biodiversité répondent à ce besoin ; les construire est facile, à la portée de tous et peu coûteux… »Bernard Bertrand propose plusieurs modèles simples pour réhabiliter les abeilles sauvages face aux « mouches à miel » domestiques. (Mohammed Taleb)

 

Parution : Mai 2015

Format : 176 x 198 mm

Nombre de pages : 112

Prix : 16,50 €

ISBN :97823598104486

 

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Apiculture alternative et créatrice

Une ruche respectueuse des abeilles : la ruche Warré, David Heaf

Editions de Terran, Coll. « Alternatives Apicoles »

 

Ruche respectueuse des abeilles

L'Anglais David Heaf, né en 1947, a obtenu un doctorat en biochimie en 1976 à l'University College of North Wales (Bangor). Il reste 18 ans dans le monde académique et dans l'industrie pharmaceutique, avant de se tourner vers une approche goethéenne de la science. Il s'agit pour lui de dépasser la méthodologie réductionniste dont il avait hérité dans sa formation. A partir de 2003, l'apiculture devient sa passion, mais il entend la pratiquer dans le plus grand respect des abeilles. La découverte trois ans plus tard de la « ruche Warré » est une révélation. Il traduira même en anglais le livre de cet abbé français (1867-1951). Grâce à cette traduction, toute la communauté anglophone des apiculteurs prend ainsi connaissance d'une voie originale. Le livre de David Heaf proposé aux éditions de Terran est lui même la traduction d'un ouvrage paru en Angleterre en 2010, The Bee-friendly Beekeeper, a sustainable approach. Ce livre est très complet et précis, à la fois théorique et pratique, et abondamment illustré. Il répond à de nombreuses questions, notamment à celles relatives à l'habitat idéal des abeilles (forme, matière, structure, taille). « Au cours de ces dernières années, les apiculteurs du monde entier ont subi de lourdes pertes. On peut légitimement se demander si notre façon de traiter les abeilles ne participerait pas à ce problème. La forme des ruches, les cadres, la cire gaufrée, les intrusions, l'élevage artificiel des reines, l'élimination des mâles, les grilles à reine, le nourrissement artificiel, les médicaments, la transhumance, la surexploitation des stocks tous ces éléments de l'apiculture moderne pourraient-ils réduire la vitalité des abeilles ? S'appuyant sur de nombreuses sources, cet ouvrage argumenté cherche à définir une approche plus apicentrique. Le rayon est désormais considéré comme bien plus que le simple squelette du super-organisme qu'est la colonie ; il est au cœur d'une apiculture respectueuse de l'abeille à miel, soucieuse de ses besoins spécifiques et de son bien-être. L'auteur présente la ruche à barrettes d'Émile Warré comme une alternative pratique et économique aux ruches à cadres. L'ouvrage contient des plans pour sa construction et des conseils modernes pour sa conduite. » (Mohammed Taleb)

 

Parution : juillet 2016

Format : 176 x 197 mm

Nombre de pages : 208

Prix : 24,50 €

ISBN : 978-2359810639

20 août 2017

Communication intuitive Humain/Nature vivante

La connexion perdue : Retrouver la communication intuitive avec les animaux et la nature, de Marta Williams (avec la collaboration de Chantal de Folleville)

Éditions Jouvence

 

Couv La connexion perdue

 

Le biologiste anglais Rupert Sheldrake, auteur de plusieurs livres consacrés au renouvellement épistémologique, philosophique, conceptuel et éthique des sciences de la vie, et grand spécialiste du comportement chez les animaux et les végétaux, avait écrit : « Je crois essentiel de jeter un pont entre cette nouvelle perception animiste de la vie et les choses pratiques réalisables dans nos vies quotidiennes ». Et également : « Les animaux ont incontestablement de l’intuition. Une grande partie de cette intuition, comme celle des humains, est biologique. Celle des animaux est plus intense... » Parlez de « perception animiste », c'est bien sûr faire référence aux cosmovisions, aux représentations culturelles des peuples autochtones, d'Asie, d'Afrique ou des Amériques. Dans ces cultures, comme d'ailleurs dans plusieurs grandes philosophies (comme le néoplatonisme, l'alchimie, ou la sagesse islamique), le monde a une âme (l’Âme du monde, ou l'Âme universelle), une profondeur que la science ne peut objectiver, réifier. En revanche l’intuition, l'imagination, la vie sensorielle, l'art, la méditation permettent une connexion ou une reconnexion à la Nature vivante, et notamment au monde animal. Les deux auteurs de ce livre nous livrent justement une série d'exercices pour développer cette « communication intuitive ». Marta Williams rapporte que : « Lorsque nous faisons l'expérience de la communication intuitive avec les animaux, la façon dont nous percevons l'univers se transforme... Il est impossible alors de revenir en arrière et de penser que les animaux sont des êtres inférieurs ou bornés. » (Mohammed Taleb)

 

Parution : Janvier 2017

Format : 147 x 210 mm

Nombre de pages : 223

Prix : 19,50 €

ISBN : 9782889117987

 

 

19 août 2017

Les Abeilles, architectes de la Nature vivante

Nos premières abeilles, de Angelika Sust

Editions Delachaux et Niestlé

Couv Nos premières Abeilles

  L'auteur, Angelika Sust, est allemande. Elle nous livre, dans ce guide pédagogique abondamment illustré, son expérience de formatrice auprès de jeunes publics, au sein d'une association allemande par laquelle elle initie à l'apiculture de nombreux scolaires dans la région de Berlin. Si ce guide est pratique c'est parce qu'il souhaite aider des familles à se lancer dans un projet d'apiculture de petite taille. Pour cela, l'auteure veut répondre aux questions vivantes : Avec quel type de ruche débuter ? Comment se procurer les premières abeilles ? Comment en prendre soin et les garder en bonne santé ? Comment récolter le miel ? Le projet est décrit étape par étape, au gré des saisons, en précisant quelles sont les activités nécessaires afin d'entretenir une ruche et ses abeilles, quel est l'équipement de base pour y parvenir. Les premières pages sont consacrées à des questions plus générales, mais néanmoins utiles, sur les différentes espèces d'abeilles, la structure et le fonctionnement d'une colonie, etc. Même si le livre se rapporte essentiellement à l'apiculture domestique, familiale, l'auteure aborde aussi un thème plus vaste, celui de l'insertion de l'apiculture dans l'organisation globale des activités humaines. En particulier, elle évoque le lien avec l'agriculture. Elle écrit ainsi, et avec raison : « Apiculture et agriculture devraient travailler main dans la main. Sans abeilles, pas de récoltes ! Sans plantes sauvages ou cultivées, pas d'abeilles ! Malheureusement, la politique agricole actuelle, favorisant les cultures intensives dans le pire sens du terme, avec disparations des espaces de biodiversité, est une catastrophe pour les insectes pollinisateurs, dont les abeilles. C'est pourquoi des agriculteurs soucieux de biodiversité, des apiculteurs, de nombreuses associations de protections de l'environnement, de citoyens à l’esprit critique luttent pour une modification des pratiques culturales, afin de promouvoir une agriculture responsable, durable, écologique et respectueuse des abeilles. » (p. 119)

 

Parution : Mars 2017

Format : 172 x 235 mm

Nombre de pages : 128

Prix : 14,90 €

ISBN :978-2603025093



Les Abeilles, architectes de la Nature vivante

La démocratie chez les abeilles. Un modèle de société, de Thomas D. Seeley

Editions Quae

 

 

 

2051

Traduit de l'anglais par Jane Bulleyment, cet ouvrage est paru initialement en 2010 à la célèbre Princeton University Press. L'auteur, Thomas D. Seeley, est en effet une figure éminente de la communauté scientifique étasunienne. Professeur de biologie à l'université Cornell, il est réputé pour ses travaux sur la vie des abeilles. Cet ouvrage aborde, avec une grande érudition, tout en maintenant une grande facilité d'accès aux informations, le monde des abeilles dans une optique bien précise : la mise en évidence de l'« intelligence collective » qui permet à ces insectes de prendre toute une série de décisions, chaque année, quand vient le moment de l'essaimage, aux mois de juin ou de juillet. La vieille reine (accompagnée des deux tiers de sa ruche trop peuplée) prend son envol, avec une équipe d’éclaireuses, en quête d’un nouveau nid. Voici ce que nous dit l'auteur à propos de cette intelligence collective qui correspond à une véritable délibération démocratique

« Le sujet de ce livre est ce que je crois être un merveilleux exemple d'un travail de groupe, celui d'une multitude d'abeilles qui - à l'instar de la multitude de cellules du corps - opère en tant qu'unité fonctionnelle dont les capacités transcendent de loin celles de ses parties constitutives. Plus spécifiquement, nous examinerons comment elles parviennent à cette forme d'intelligence collective lors du choix d'un logis. Nous verrons (…) que la question de la recherche du site se pose à la fin du printemps ou au début de l'été, lorsque la colonie commence à se trouver à l'étroit dans sa ruche ou son trou d'arbre et lance un essaim. À ce moment-là, à peu près un tiers de la colonie reste « à la maison » pour élever une nouvelle reine, et les deux tiers (environ 10 000) s'envolent avec la vieille reine afin d'établir une nouvelle colonie. Ces migrants ne s'éloignent que d'une trentaine de mètres avant de se resserrer dans une grappe suspendue pendant quelques heures ou quelques jours (…) Dès l'installation de ce « bivouac », l'essaim enverra plusieurs centaines d'exploratrices ratisser les quelque 70 kilomètres carrés de campagne environnante à la recherche de sites potentiels. Une douzaine de localisations seront évaluées selon les critères multiples définissant ce qui constitue la maison de rêve pour les abeilles. La sélection du site préféré sera faite démocratiquement en faveur de celui qui comblera le mieux leurs besoins d’espace et de protection. Une fois ce processus accompli, les abeilles confirmeront leur choix en s'envolant en masse dans les airs vers leur nouvelle résidence, habituellement une cavité dans un arbre à quelques kilomètres de là.

Cette histoire enchanteresse renferme également deux mystères à démêler. D'abord, comment un groupe d'abeilles au cerveau minuscule, suspendu à un arbre, parvient-il à une décision judicieuse ? (...) Ensuite, comment un tourbillon de 10 000 abeilles en plein vol peut-il se piloter dans les airs et rester en cohésion jusqu'à sa nouvelle demeure, une destination qui, en général, se résume à un petit nœud sur un tronc d'arbre tout à fait banal dans un coin de forêt perdu ? » (pp. 15-16)

C'est à ces questions, et à plein d'autres, que Thomas D. Seeley réponds avec brio. Un livre à lire, même pour qui n'est pas spécialiste de la vie des abeilles. (Mohammed Taleb)

 

Parution : Avril 2017

Format : 160 x 240 mm

Nombre de pages : 206

Prix : 29,50 €

ISBN : 978-2-7592-2599-6

 

Les Abeilles, architectes de la Nature vivante

Le Chant des abeilles. Restaurer notre alliance avec l'abondance, de Jacqueline Freeman

Editions Mama, Coll. « Mutations »

Couv La chant des abeilles

Starhawk, la célèbre activiste écologiste et féministe étasunienne, a dit de ce livre : « Le Chant des abeilles ouvre un royaume mystique de communication profonde avec la nature. Apprenez la sagesse des abeilles, et vous ne verrez plus jamais le monde de la même façon. »

Traduit de l'américain par James Bryant, et préfacé par Pierre Aucante, cet ouvrage est d'abord la narration d'une rencontre personnelle entre une femme et le monde des abeilles. Et si j'insiste sur cet aspect, c'est pour dire qu'il ne s'agit en aucune manière d'un essai à caractère scientifique sur la l'Apis mellifica. Il s'agit plutôt d'une plongée dans ce « royaume mystique », et cela en empruntant les voies de l'intuition, de l'imagination créatrice, de la rêverie, de l'art, de l'expérience sensorielle. Il convient me semble-t-il de lire Le Chant des abeilles comme un recueil poétique. Je n'entends pas ici la poésie en tant que pratique littéraire qui consiste à aligner des vers. J'ai en fait à l'esprit l'exhortation du romantique allemand Friedrich Hölderlin à habiter le monde en poète. Il s'agit simplement de la conscience de l'existence d'une parenté sensible entre soi et l'environnement, en l’occurrence, pour Jacqueline Freeman, des abeilles. Elle pratique l'agriculture biodynamique et la permaculture dans l'État de Washington (États-Unis), et joue un rôle important dans la promotion de l'apiculture naturelle. Le défi nous dit-elle est d'« écouter » les abeilles pour en tirer un enseignement concret afin de mettre en place une autre apiculture véritablement respectueuse des insectes pollinisateurs, menacés par les OGM, et un mode intensif, productiviste et homogénéisé en agriculture, uniquement polarisé par les rendements et non pas le vivant. D'une certaine manière, et à sa façon, elle applique la règle de léonard de Vinci : « Va prendre tes leçons dans la nature. » L'ouvrage est composé des chapitres suivants :

Le Chant de l’unité

Le Chant de l’appartenance

Le Chant de la communication

Le Chant du monde

Le Chant de la croissance

Le Chant de l’abondance

Le Chant du partage

Le Chant des abeilles propose aussi dans ses dernières pages un annuaire d'adresses utiles, le BeeScope, pour ceux et celles qui veulent se lancer dans l'aventure.

Extrait :

« C’est en 2010 que j’ai commencé à entendre les paroles des abeilles. Depuis, j’ai élargi ma manière de penser. Pour diffuser cette connaissance dans le monde, j’ai choisi de témoigner que ces paroles me viennent des abeilles elles-mêmes et de le révéler publiquement.

Au début, quand je parlais de mes entretiens avec elles, j'étais hésitante, coincée, et j'ai dû surmonter cette censure intérieure. Pourtant, elles m’avaient bien fait comprendre qu’elles voulaient que nous les abordions d’une autre, d’une nouvelle manière. Elles sont toujours patientes et pleines de compassion quand elles me voient faire des efforts maladroits pour entendre leur voix et la transmettre.

Un jour, elles m’ont expliqué comment elles peuvent aider les humains à être en meilleure santé et à guérir des maladies. Elles souhaitent ardemment nous aider à progresser, à devenir plus bienveillants, tous liés les uns aux autres et à notre précieuse Terre.

J’ai demandé aux abeilles : «D’où venez-vous?» Voici leur réponse.

 

EN NOS PROPRES MOTS

Nous sommes l'évolution même. Nous avons émergé dans la sphère terrestre comme un paradigme d’unité et de communauté. Les abeilles représentent une évolution progressive. Notre son exprime une communauté unifiée, travaillant en harmonie.

Les senteurs et les sons stimulent notre système nerveux et nous aident à nous adapter à notre environnement. Ils contiennent des informations qui réactivent et reconnectent notre vision intérieure - la matrice de notre système de croyance. Ce n’est pas une mince affaire !

Chaque ruche est le portail qui permet à chacune d’entre elles de se lier à la conscience de toutes les autres. Immergée dans une illumination sacrée, notre présence communautaire attise l’intelligence évolutive innée de chaque être. Ainsi est le commencement.

Nous construisons et aménageons notre ruche de façon à ce qu’elle contienne et préserve nos précieuses senteurs. L’air que nous y respirons est notre médecine. Elle nous apporte la joie. Nous scellons la ruche pour la protéger des influences néfastes, maintenir l’hygiène de notre foyer pour magnifier les forces qui imprègnent l’air intérieur.

L’air est un canevas sur lequel nous tissons notre vie. Comme l’eau, il possède une mémoire. En respirant, en travaillant, en imaginant, nous imprégnons l’atmosphère ambiante de notre labeur collectif, de notre paix, de notre amour. Les sons de nos chants expriment notre unité et s’impriment dans l'espace intérieur où nous œuvrons notre devenir. Nous y imprimons également les nobles fragrances du nectar, de la propolis, de la cire, de la reine - et même nos états émotionnels. Oui, comme vous, nous avons des émotions, mais il n’y a pas de séparations entre nous. À ce niveau aussi, nous formons une unité. La joie des travaux, le plaisir des parfums, la peine que nous éprouvons lors de la perte de notre reine – nous souffrons et célébrons ensemble.

Les ruches sauvages sont hermétiquement scellées. Les colonies y vivent dans une atmosphère infusée de la senteur médicinale de la propolis. Ainsi nos organismes son équilibrés et fortifiés par les vertus des fleurs que non butinons - ainsi que par la sève, si riche en minéraux que nous offrent les arbres.

Vous, humains, allez commencer à utiliser nos essences olfactives pour guérir votre corps et votre âme. Notre médecine est additive, et non soustractive. Les effets adverses de la médecine soustractive, qui vise à éliminer des organismes ou à détruire des liens, nuisent à notre santé. En revanche, la médecine additive restaure l’équilibre, en complétant des relations. Elle nous permet de nous ouvrir à des états évolutifs plus élevés. Outre ses bienfaits physiques, elle aiguise nos sens spirituels, intellectuels, émotionnels, sensitifs.

En adoptant cette approche, vous renforcerez votre corps, votre sensibilité, vos capacités de perception, votre aptitude à évoluer. » (pp. 199-201) (Mohammed Taleb)

 

Parution : Mai 2017

Format : 220 x 140 mm

Nombre de pages : 276

Prix : 22 €

ISBN : 978-2845941830

 

11 août 2017

Le jardin, espace d'éveil, de résistance, de santé et d'imaginaire

La sagesse vient de l'ombre. Dans les jardins de Sicile, de Edith de la Héronnière

Editions Klincksieck, Coll. "De natura rerum"

 

 

Parution : Mai 2017

Format : 120x 180 mm

Nombre de pages : 260

Prix : 19 €

ISBN : 978-2-252-04059-1

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